• vmc simple fluxLa VMC simple flux

C’est le système le plus simple, employé le plus souvent dans l’habitat individuel : des entrées d’air sont placées dans les pièces à vivre (chambres, salon, etc) généralement au niveau des fenêtres. Les bouches d’extraction de l’air sont placées au niveau des pièces humides (salle de bain, cuisine, buanderie) et reliées à un groupe d’extraction motorisé.

L’air extérieur « neuf » est ainsi aspiré tout d’abord vers les pièces sèches puis vers les pièces humides puis vers les bouches d’extraction. Pour que le passage de l’air puisse se faire mêmes portes fermées, il convient de raboter le dessous des portes intérieures pour laisser un passage de 1cm (on parle de « détalonnage »).

Le débit minimum (en m3/h) est imposé par les arrêtés du 24/03/1982 et 28/10/1983 comme indiqué dans le tableau suivant :

Nombre de pièces
débit cuisine
débit total simple flux
débit total simple flux hygroréglable
3
45
75
15
4
45
90
20
5
45
105
25

Par contre, cette aération permanente ne tient pas compte des variations d’humidité et de chaleur : le même flux traverse la maison, qu’elle soit très humide ou très sèche, que l’air extérieur soit à 0° ou à 35°, la VMC simple flux va donc refroidir la maison en hiver et la réchauffer en été.

Exemple de calcul de pertes de chaleur durant une saison de chauffe :

  • maison de 5 pièces,
  • VMC simple flux, débit constant non régulé de 105 m3/h
  • climat français "moyen" (Châteauroux), soit une température extérieure moyenne de 6° sur la période de chauffe
  • période de chauffe de 5,5 mois
  • température intérieure moyenne de 18.5°

sur cette période, la VMC aura brassé 415 800 m3, d’un air dont on aura augmenté la température de 12,5°. L’énergie calorifique perdue est de 1800 kWh, à laquelle il faut ajouter l’énergie électrique du moteur de la VMC. Avec ces hypothèses, la perte de chaleur due à la VMC est de 2000 kWh par an.

A noter : La VMC possède généralement un débit nominal obtenu avec le moteur en petite vitesse et un débit forcé avec le moteur en grande vitesse. Un interrupteur permet de basculer en grande vitesse après une forte production de vapeur d’eau (douche ou bain par exemple).

 

  • La VMC hygroréglable

Le principe est de réguler de débit de l’air en fonction du besoin. Plusieurs solutions sont possibles :

  • Les caissons hygrovariables. Il s’agit d’une variante de la VMC simple flux classique avec une automatisation par capteur d’humidité du basculement entre petite vitesse et grande vitesse. Le débit minimum demeure cependant le débit nominal.
  • Les bouches hygroréglables : c’est également une VMC simple flux dont les bouches d’extraction modulent le débit de ventilation en fonction de l’hygrométrie. Le débit d’air varie en fonction des besoins réels, d’où des économies de chauffage. Elles peuvent être passives (photo) ou motorisées.


  • La VMC double flux

Son principe est de réchauffer l’air neuf introduit dans le logement en récupérant la chaleur de l’air évacué. L’économie sur les pertes d’énergie est de 70%.

Toutefois, le coût du système (600 € contre 60 € pour une VMC simple flux), son installation qui nécessite une isolation des gaines et une évacuation des condensats (liaison du caisson au réseau d’eau usée) et sa nécessité d’entretien ont fait que la VMC double flux a quasiment disparu dans les installations de maisons individuelles.


vmc double flux

 

  • Notre avis : ventilez au juste débit !

hygrostatComme on l’a vu, la VMC double flux est très séduisante du point de vue des économies d’énergie, mais elle est chère (compter au moins 10 ans pour la rentabiliser ce qui est sa durée de vie probable) et son entretien est plus lourd.

Même avec un caisson de VMC simple flux ordinaire, il est possible de faire de réelles économies. Outre les bouches hygroréglables déjà vues, voici quelques idées d’amélioration :

Le pilotage par hygrostat : ne ventilez pas quand il ne le faut pas.

Un excellent principe pour piloter sa VMC. Dès que l’humidité passe en dessous du seuil indiqué, la ventilation s’arrête totalement.
Nous avons testé ce procédé avec un hygrostat placé dans le couloir à proximité des chambres et des salles de bain. L’efficacité est redoutable, le système agit presque comme un détecteur de présence !
En été la VMC reste arrêtée la plupart du temps ce qui évite un réchauffement inutile de la maison.

interrupteur temporiséCoût : de 45 à 50 €.
Un modèle avec contact indépendant facilitera le câblage. L’interrupteur temporisé : en cas de besoin, ventilez assez. Pour basculer la VMC de petite vitesse à grande vitesse, il y a généralement un simple interrupteur que l’on hésite à utiliser de peur de l’oublier.

Avec un interrupteur temporisé, la ventilation repassera automatiquement en mode petite vitesse au bout de 30 minutes.

Douche prolongée, mauvaises odeurs dans les WC, avec ce système, vous n’hésiterez plus à « booster » votre VMC !

Le puits canadien, la véranda

Mieux que la VMC double flux, supprimez les bouches d’entrées d’air de votre pièce principale et remplacez-les par l’arrivée d’air du puits canadien. Le système préchauffera l’air extérieur et servira également à rafraîchir la maison l’été.

Autre solution, si vous disposez d’une véranda, faites les entrées d’air au niveau de la véranda ainsi qu’entre la véranda et la maison.
L’air extérieur sera préchauffé par la véranda.

Les entrées d’air hygroréglables

A l’instar des bouches d’extraction, il existe des bouches d’entrée d’air hygroréglables (placées également sur les fenêtres) qui freinent l’entrée d’air si l’air extérieur est particulièrement humide.

Les boucles d’extraction à clapet manuel, à temporisation

Il existe également des bouches d’extraction qui modulent leur débit soit par un clapet manuel (généralement utilisé pour la cuisine) ou temporisé (pour les pièces d’eau).

N’oubliez pas

La ventilation mécanique ne vous dispense pas d’aérer votre maison.

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